GALERIE DU CHAT A DEUX TETES
GALERIE-RESTAURANT-BAR

samedi 22 novembre 2014

Fernand Verraghen

La galerie du chat à deux têtes, vous livre, depuis le 4 novembre et jusqu’au 23 décembre, une collection privée belge qui, de ce fait, vous montre plusieurs artistes.
Je vous propose de vous présenter brièvement quelques uns d'entre eux.





Fernand Verraghen est un peintre belge né en 1883 et qui fut également un militant wallon.

Il se fixe dès 1900 à Bruxelles lors de son inscription à l’Académie royale des beaux-arts, qu’il fréquente jusqu’en 1906.

Il participe en 1908 aux expositions des galeries et cercles artistiques bruxellois, notamment en 1911 au 7e Salon « Vie et Lumière », en 1913, à l’exposition des « Bleus de la Galerie Giroux » et en 1914, au 21e Salon de « La Libre Esthétique ». On le retrouve aussi régulièrement, à partir de 1911, aux Salons triennaux d’Anvers, Bruxelles et Gand.

Il s’expatrie en Angleterre lors de la Première Guerre mondiale et revient s’installer à Boitsfort en 1919, après un détour par Paris et la Côte d’Azur.

En 1920 et 1922, il est présent à la Biennale de Venise.

À partir des années trente, il se replie progressivement sur la région de Charleroi et s’installe à Lodelinsart en 1957 après le décès de son épouse. C’est son retour en Wallonie. Successivement réaliste, impressionniste, pointilliste, coloriste, luministe, et même considéré par certains comme faisant partie des « fauves brabançons », Fernand Verhaegen a donc été tenté par différentes techniques.

Peintre de paysages, de portraits, de fleurs, de natures mortes et de scènes sportives, c’est surtout dans l’illustration des scènes du folklore de la Wallonie qu’il a fait valoir son grand talent.

Les Gilles de Binche, le Doudou de Mons, les géants d’Ath, les Chinels de Fosses, les Pasquîyes, le Tchaudia, la Madeleine de Jumet, les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse, pour n’en citer que quelques-unes, sont parmi les représentations de ce folklore wallon qui ont pris forme sous son pinceau magique.

Cette thématique haute en couleur est présente dans plus de la moitié de ses huiles, eau-forte, bois, aquarelles et pastels. Il a été très tôt qualifié de « peintre des Gilles de Binche ». Robert Magremanne, dans la monographie qu’il lui a consacrée en 2003, préfère l’appeler « le grand maître du folklore wallon ».

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