GALERIE DU CHAT A DEUX TETES
GALERIE-RESTAURANT-BAR

mercredi 19 novembre 2014

Pierre Paulus

La galerie du chat à deux têtes, vous livre, depuis le 4 novembre et jusqu’au 23 décembre, une collection privée belge qui, de ce fait, vous montre plusieurs artistes.
Je vous propose de vous présenter brièvement quelques uns d'entre eux. 



Pierre Paulus, est un peintre, graveur et lithographe belge né en 1881 à Châtelet (près de Charleroi), au bord de la Sambre qu’il allait faire entrer dans l’histoire.

Avant d’entrer aux Beaux-Arts de Bruxelles, il passera son diplôme d’architecte,  études qui lui apprendront l’ordre et l’équilibre dans une œuvre.

Après de brillantes études à l’Académie, il voyagera en Italie où il trouvera ses véritables maîtres ainsi qu’une lumière nouvelle. Quelques années plus tard, il visitera l’Espagne où il se passionnera pour les peintures de Vélasquez et de Goya.

A son retour en Espagne, il tombe gravement malade et retourne chez ses parents, à Châtelet où il fait de longues promenades au bord de la Sambre durant sa convalescence. C’est ainsi qu’il va comprendre l’aventure prodigieuse qu’il peut exprimer avec ces paysages de grisaille, leurs trouées d’incendie et leurs ballets de fumée. Chaque heure passée au bord de « sa » Sambre lui fait mieux ressentir la poésie poignante que recèle sa terre natale.

Ses paysages du « Pays Noir » ses « Sambre sous la neige » ses mineurs et ses métallurgistes campés devant les écrasantes usines sont légendaires.  Il est le témoin de la misère ouvrière de son époque.

En 1939, à l’occasion du concours Watson, Paulus va connaitre la consécration mondiale. Le mécène Thomas J. Watson avait décidé l’organisation de deux grandes expositions, l’une à New York, l’autre à San Francisco. Deux peintres de chacun des soixante-dix-neuf pays choisis par un jury international pouvaient envoyer une toile représentative de leur pays ou de leur région. Dix prix par exposition seraient attribués par ce grand jury. A l’exposition de San Francisco, le deuxième prix fut décerné à Pierre Paulus pour son tableau « Hauts-Fourneaux ».

Pierre Paulus s’éteindra paisiblement en 1959.
 


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